My Khe beach ou China beach, Danang

Depuis près de quinze jours que je suis à Danang, quatrième ville du Vietnam, posée sur la côte au centre du pays, non loin de Hue classée au patrimoine de l’Unesco pour ses vestiges historiques remarquables, je ne peux que me féliciter d’avoir choisi novembre et décembre pour un séjour aussi pittoresque qu’agréable. Les températures sont comparables à un bel été sur la côte atlantique, un peu de pluie certes et du vent quelques heures par jour, mais pour les adeptes d’un été sans fin, une halte en ces lieux est très profitable. L’eau est aux environs de 25 degrés et rafraîchissante, les cocotiers bordant la longue chevelure blonde de sable arborent leurs vertes palmes au ciel, sur la montagne aux singes non loin Lady Bouddha veille ; quelques rares bateaux se reposent au soleil offrant au peintre les couleurs éclatantes de leurs coques, tandis que par temps clair la haute silhouette de la pagode s’élance vers les nuages.
D’en bas ou d’en haut, Danang My Khe beach est belle, perle d’azur et d’eau, à proximité du pont du dragon et autre pont à haubans ouvrant la voie vers le centre-ville où se côtoient les marchés le long du fleuve Han. Danang en novembre pour un occidental, c’est s’assurer le privilège d’un tourisme sans cohue avec les joies de la plage sans la fournaise, et les plaisirs tout autant des yeux et de la bouche, car la nourriture est bonne et savoureuse. L’atmosphère y est joyeuse, alors que la France commence à grelotter et s’échauffe de fébrilités amplifiées par les réseaux sociaux qui, vues d’un autre coin de la lorgnette et de la planète, sont autant d’images éruptives et vaines, de caprices d’enfants gâtés, ignorants et ingrats, oublieux de leur chance.

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