
Le calme est revenu après la tempête Fabien, et Capbreton s’apprête à fêter Noël au balcon. Toujours sur les crêtes des vagues quelques surfers se donnent du plaisir avant de festoyer au réveillon. Le vieux bonhomme a sa hotte pleine et distribuera les cadeaux, les petits enfants comptent leur dernier dodo avant la découverte émerveillée de leurs surprises. Le lendemain connaîtra son déferlement de joie, de nouvelles agapes en famille sous les guirlandes, le sapin trônera en majesté au salon, les lumières seront là qui illuminent la fête, tous les ingrédients seront présents pour chasser la grisaille, ces petits riens à foison faisant recette, gourmandises et chocolats pour tout oublier, les chagrins et le reste, les tracas, les mille et une difficultés et cætera.
Les fins d’année, dit-on, sont propices à la sagesse, c’est le temps de songer qui à rendre des comptes, qui à fourbir de nouvelles armes, à une nouvelle année que chacun espère pleine de promesses et meilleure que celle passée. C’est la magie de Noël, et son cortège d’espérance. Dans le désert et les plaines, les montagnes et les bois, les arbres sont des havres de paix où se taisent les luttes, mon beau sapin, roi des forêts…Les plaintes sont endormies.
Il sera toujours temps plus tard de revêtir le manteau anxiogène d’une France, oublieuse de ses chances, car c’est de loin qu’on peut mieux cerner sa fortune : avec les yeux de l’enfant reconnaissant ses charmes, ses trésors enfouis dans la hotte que le vieil homme continue de distribuer, vaille que vaille, par monts et merveilles.
Noël est toujours une époque heureuse pour qui a gardé une âme d’enfant, au balcon ou dans la neige qui fait danser ses flocons.