J’ai fait le deuil de mon passé
A grand renfort de larmes éplorées
Ni trompette ni cloche pour sonner l’heure
Vide des souvenirs anciens d’un cœur
Indemne certes mais encore blessé
Emmitouflé dans les plis de l’hiver
Réjoui néanmoins au bruit doux de la mer.
Février déjà entame sa folle course
En destrier fougueux retenu par le Mage
Vers les verts et célestes pâturages
Recouverts bientôt de l’ail de l’ours
Interroge ton esprit sur l’Eternité
En songe ailé d’étoiles qui dansent
Redoré des trésors de l’enfance.
Mais ne t’y attarde pas trop
A présent continue d’avancer
Retournes-y parfois à grand galop
Si le désir vient te tancer.
Accueille sans tarder le printemps si gai
Vers nous déployant son vaste dais
Répétant l’irrésistible rappel
Il est temps de contempler le ciel
L’azur si beau le monde vrai.
Mais fais ce qu’il te plaît
Avec enthousiasme allégresse et ardeur
Inhumant la douleur dans le rire des fleurs.

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