Le beau printemps

Déjà plus d’une fleur sourit dans les jardins

Et les merles ont sifflé tôt ce matin

Les écureuils s’aventurent hors de leur nid

Les haies alentour bruissent de mille tireli

Twit, twit, crient les oiseaux en chœur

Et le ciel clair et beau rayonne de bonheur.

Le vent souffle ses grosses gouttelettes, averse

Qui tambourine violence divine à mes fenêtres

Sur la terrasse les grêlons se déversent

Tels des guerriers farceurs et traîtres

Nostalgiques du long frimas et braillent

Le glaive hors du fourreau attisant la grenaille.

Dans une puissante et intrépide cavalcade

De giboulées malines qui pétaradent

Ils manifestent leur terrible mécontentement

Du regret de l’hiver, de l’arrivée du Printemps.

Enfin, l’air est plus doux et embaumé

De senteurs suaves, célestes, inégalées

Et le soleil, le vif, le bel amant étoilé

Ravit mon âme d’une chaleur aimée.

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