F.Leger (1881-1955)

En ces temps de confinement, pourquoi ne pas jeter un regard sur l’œuvre de F.Leger ? C’était le 14 mans, mais maintenant cela semble une éternité. Déjà, l’anxiété devait se lire en filigrane, malgré le soleil et les fleurs en cette matinée printanière, et les allées n’étaient point bondées, mais on pouvait encore croiser des familles, les enfants s’ébattant à vélo ou gambadant allègrement non loin des parterres fleuris, le long des murs de l’enceinte du château de Toulouse, jusqu’au bord de la Garonne pour voir une magnifique vue de la Ville rose, vantée par Nougaro. Sans doute qu’aujourd’hui l’entrée du parc Raymond VI est fermée ainsi que celle du Musée des Abattoirs Attenant, mais il m’est agréable de revenir en pensées sur ce lieu de promenade pour vous inviter à passer par là une fois les restrictions terminées.
Alors, il vous sera possible de musarder, cheminer parmi les œuvres de F.Leger, offertes aux quatre vents, monumentales et colorées. Immense fleur-oiseau, poésie qui fait pendant à la fleur qui marche, figures humaines de formes et contrastes rappelant qu’il fut de tous les compagnonnages, des impressionnistes, fauves, cubistes, prélude à l’art moderne et à ses incursions en politique, glorifiant l’humanisme et les joies du peuple, la fraternité dans les loisirs et les plaisirs simples. Il est de ces peintres que j’aime et admire, et que je convie à visiter, comme l’art, propédeutique utile et essentielle en cette période chamboulée, afin de retrouver un peu de sérénité.

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