Tempête Justine

Estacade de Capbreton brisée par la tempête

La tempête se prépare

Et enfile ses bottes

Les oiseaux jouent à saute

Moutons et dare-dare

Volent entre les gouttes

Tandis que voiles toutes

Dans l’afflux des nuages

Les bateaux vont au port

A l’abri des naufrages


Le vent plie les aiguilles

Des pins qui se balancent

Se courbent et s’élancent

En une séguedille

Chenille et Boléro

S’élèvent en crescendo

Sombre taureau en cage

Lion rugissant plus fort

Dans la nuit de l’orage


C’est un flot de musique

De vagues en submersion

Une ire magnifique

D’un monde en perdition

Ou montrant seulement

L’enfer des éléments

En un vil étalage

Luxe insolent d’efforts

Étourdissant de rage


Au matin en pagaille

Les mouettes tournoient

Dans un dais de grisaille

Offrent une ode à la joie

Ébouriffée de mousse

Ailée qui éclabousse

Le sordide arrivage

De débris d’arbres morts

Échoués sur la plage


Un bout de l’estacade

Don de Napoléon

A l’ancienne bourgade

Ladite Capbreton

S’est cependant brisé

Un reste de jetée

Poutrelles et bardages

Seuls arriment encore

Le vieux phare au rivage.

30/31 janvier 2021

Laisser un commentaire