
Les poissons rouges de mon enfance
Vont et viennent tournent et dansent
Flottent lotus et liserons d’eau
À la surface formant halo
Sur le bassin où tu te penches
Se mirent aussi quelques pervenches
Flottent lotus et liserons d’eau
À la surface formant halo
La lune calme s’y repose
Face tournée et bouche close
Comme endormie dans un berceau
Hamac ou coque de bateau
Qui se souvient des temps anciens
Sur la pointe des pieds revient
Comme endormi dans un berceau
Hamac ou coque de bateau
Dans l’onde claire du ruisseau
De même dort le cresson bleu
Frisées ses feuilles au fil de l’eau
Cheveux de nymphes sous les cieux
De petits têtards s’y promènent
Se laissent aller au fil de l’eau
Frétillante leur noire traîne
Sur cailloux blancs cahin-caho
Se laissent aller au fil de l’eau
Sur cailloux blancs cahin-caho
Ainsi frétillent vont et dansent
Les poissons rouges de mon enfance
Qui se souvient des temps anciens
Sur la pointe des pieds revient
Passe le temps passe les heures
À la recherche du bonheur
Passe le temps passe les heures
À la recherche du bonheur
Le temps passé le temps rêvé
Lèvres ouvertes et poings fermés
Faut-il toujours qu’il m’en souvienne
Le temps passé le temps rêvé
Lèvres ouvertes et poings fermés
L’air de la douce et vieille antienne
Les poissons rouges de mon enfance
Vont et viennent tournent et dansent
Flottent lotus et liserons d’eau
À la surface formant halo.