Adieu l’été

Août finissant aux matins frais

Chauffe encore le sable blond

Toujours dans les vagues plongeons

Sans crainte de tirer un trait

Sur l’été enivrant les vignes

De l’automne je vois les signes

Le beau dahlia gonfle sa robe

L’herbe de fil jaune s’enrobe

La bruyère en forêt si rose

Dans le vent léger se repose.

Avant de fleurir les tombes

Au regret déjà je succombe

Sont-ce les flammes du soleil

Ses ors rutilants et vermeilles

Sur les érables et bouleaux

Peupliers le long des ruisseaux

Hêtres frémissant sur les rives

Ornées de plantes chétives

Trèfle carex et pissenlit

Étiolés de mélancolie.

Cartables au dos les écoliers

Fébrilement font leur rentrée

Du sable volé dans les poches

Moules et coques sur les roches

Joyaux divers dégoulinant

Des joyeuses pêches d’antan

Doux souvenirs sur l’étagère

Comme la belle étoile de mer

Le joli phare bleu et blanc

La mouette et le goéland.

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