Bagnères de Luchon

Le baron d’Etigny
Les thermes
Le parc des thermes
La fontaine
Canards sur l’eau
La buvette du petit lait
La maison du curiste

Ce jeudi 19 mai aux alentours de midi, nous prenons la route de Bagneres de Luchon. De Capbreton, il faut compter 2h30. Autoroute A64 vers Pau et Tarbes, sortie 17 vers la D125.

La grisaille s’est déchirée et a dévoilé sur notre gauche un beau champ de coquelicots. La chaleur est au RDV, le thermomètre affiche 26 degrés quand nous atteignons notre destination. Beau temps pour le touriste, alarmant pour le cultivateur : sécheresse en vue.

Mais les calamités peuvent s’enfiler comme des perles, il faut continuer de vivre et se poser loin des soucis dans ce coin de paradis pyrénéen où la vie est si paisible.

On flâne dans l’allée d’Etigny, rue principale de la ville qui rend ainsi hommage à son bienfaiteur, le baron éponyme dont la statue se dresse près des thermes .

Harmonie des immeubles avec balcons à garde-corps en fer forgé et réverbères délicieusement rétro. Non loin du Casino, dans une rue adjacente on nous signale que Flaubert fut l’hôte d’une de ces maisons…

Au parc des thermes, des arbres d’essences variées élèvent leur magnificence. Une jolie fontaine alimente un bassin apprécié des canards. D’autres statues ponctuent la promenade, le regard se pose intrigué sur la gare du funiculaire, la buvette du petit lait, et cet adorable kiosque à musique dans son écrin de verdure. La maison du curiste abrite de nos jours des expositions temporaires.

Le parc du Casino, flanqué de la maison normande, est aussi agrémenté d’essences rares de toute beauté, dont un séquoia planté en 1880.

Visite obligée de l’église de l’Assomption avec son chœur peint par Romain Cazes, élève de Ingres, lui-même disciple de David, d’où le classicisme des formes, la symétrie et l’équilibre des plans. On lui doit aussi la peinture de droite , Jésus et le paralytique, quand celle de gauche, Jésus et la Samaritaine au puits de Jacob, porte la signature d’Alexandre Caminade.

Le pays de Luchon regorge de petites églises contenant en leur sein des pépites picturales de maîtres méconnus, un seul et court week-end ne suffira pas pour en décrire les mérites, de même qu’il faudra revenir pour profiter d’une bonne cure. Les eaux sulfurées de Luchon, les meilleures d’Europe dit-on, soignent troubles ORL et douleurs rhumatismales. Site déjà connu des Romains, dont la présence est encore manifeste dans les ruines de Lugdunum, au pied de St Bertrand de Comminges, à une vingtaine de kilomètres. On imagine la vie antique avec ses maisons, boutiques, temples, forum, thermes amphithéâtre, etc. Tout en haut la cathédrale Ste Marie veille. Des peintures moins léchées datant du Moyen-âge relatent les bienfaits de St Bertrand. L’autel toutefois est splendide, de même les boiseries, orgue et croisées d’ogives, le tout à peine entrevu en raison d’une cérémonie de baptême en cours lors de notre passage.

A Bagneres de Luchon , c’est un séjour de charme, que les amoureux de bien-être et de jouvence ne se lasseront pas de se remémorer.

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