Canicule




À l’ombre du parc j’attends que la canicule

Cède le pas. Le merle dans l’arbre se tait

Il ne remue pas et se plaît aussi au frais

Seule la brise lui tient un conciliabule 


Une brise légère qui se dissimule

Halète doucement à travers les fourrés

Pour venir me caresser de la tête aux pieds

Comme une plume chatouiller ma clavicule

 

L’été peut jouer de ses perfides rayons

Lancer ailleurs ses maudites piques de plomb

Un bouquet de chênes pour simple parasol

 

Est un paradis comparable à un atoll

Une oasis fertile où vont bêtes et hommes

Se prélasser enfin dans le bienfait d’un somme.

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