
La mélancolie de l’été
Finissant
Tout doucement nous fait entrer
Dans l’automne
Les feuilles des chênes jaunissent
Monotone
Est la pluie qui lentement glisse
Sur l’auvent
L’été s’en va semant le deuil
Le regret
C’est la tristesse d’une feuille
Qui retombe
Après avoir pris son envol
Quand en trombe
L’averse s’abat sur le sol
Sans arrêt
L’écureuil ne fait plus de bonds
Au jardin
Le ciel s’habille de saison
De limaille
Un vent fort secoue les grands pins
Les cisaille
Et l’océan hurle sans fin
Son chagrin
Sous le couvert du gros buisson
Son logis
L’oiseau traversé de frissons
Haletant
Mouillé la tête sous ses plumes
Grelottant
Comme coincé sous une enclume
Est blotti
Le laurier-rose près du mur
Adossé
N’admire plus le bel azur
Voit ses fleurs
Sur les dalles de la terrasse
Écrasées
Pourtant jamais il ne se lasse
Du bonheur
De fleurir comme chaque année
Plus fringant
Et beau au souffle printanier
L’alizé
Ses jolies branches caressant
D’un baiser
Câlin ô combien apaisant
Et charmant
Et de nouveau dans sa parure
D’éclat d’or
Avec prestance et fière allure
Le soleil
Reviendra plus brillant encore
Son réveil
Sonnera de l’hiver la mort
Sans remords.