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Photo Pixabay

Novembre abat ses pluies givrantes sur le dôme

Des arbres que transperce une pâle clarté

Les merles qui batifolaient en leur royaume

Sur l’herbe de feuilles et de fruits rouges jonchée

Se sont tus pelotonnés au fond de leur nid

L’écureuil roux lui aussi demeure à l’abri

Comme les pigeons qu’on ne voit plus s’envoler

Engourdis et plongés tels des bêtes de somme

Dans un rêve inouï infini hébété

Là où plane la blanche présence fantôme

De l’automne vêtu d’un étrange linceul

Étole lourde qui enveloppe le ciel

Continuant sa marche imperturbable et seul

Sur les sentiers hier éclaboussés de miel

Désormais enfouis sous une chape de froid

L’hiver inéluctable s’avance à grands pas

Saupoudrant les monts activant le carrousel

De neige et de vent mêlé érigé en meule

Énorme tas gelé tantôt fine dentelle

Guipure scintillant aux branches du tilleul.

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