
J’ai écrit ce roman il y a déjà plusieurs années, maintenant il est accessible sur Amazon. J’avais fait mon mémoire de maîtrise de lettres modernes sur ce pan de l’histoire de France très méconnu : l’esclavage dans les Antilles françaises. Il portait sur les aspects économiques qui transparaissaient dans quatre romans que j’avais bien aimés, sur les esclaves marrons s’échappant de leur joug dans les plantations où ils appartenaient, en tant que meubles selon les termes du Code Noir qui régissait leur sort, à leurs maîtres tout puissants, ceux-ci ayant droit de vie et de mort sur eux.
L’intrigue romanesque n’enlève rien de la réalité que vivaient les esclaves, leur sort était bien peu enviable. La traite triangulaire, activité fort lucrative sur laquelle se sont développées de grandes fortunes en Métropole, leur assignait un destin tragique, que seuls quelques esprits éclairés de l’époque commençaient à dénoncer. Les horreurs et les sévices, c’était leur lot quotidien. J’invite par la lecture de « Congo Colibri, libre de savane » à se pencher sur cette période triste de notre histoire, pour y puiser tout de même des notes d’espoir, afin que l’humanité en marche donne toujours le meilleur d’elle-même et ouvre la voie sur l’indicible : toutes les douleurs un jour ou l’autre doivent être dévoilées et reconnues.
Chaque année, le 10 mai exactement, jour de mon anniversaire, étrange coïncidence, est désormais la date de commémoration de l’esclavage, et ce depuis l’action de Christine Taubira, ex garde des sceaux et ministre de François Hollande.
Et selon les vœux de certains, la reconnaissance des horreurs du colonialisme en Algérie attend toujours, ce qui pourrait se lire comme signe d’ouverture pour panser les plaies de l’Histoire, car la liste est longue qui jalonne les souffrances des hommes pour les faire se recueillir dans la joie.




















