
Le ciel de novembre
Saturé de pluie
Se déverse en pluie
Et voilà décembre
Qui déjà reluit
L’automne s’enfuit…
Au ciel de décembre
Troué de dentelle
Légère et si belle
Rehaussée d’ambre
Lumière éternelle
Au seuil de Noël.
Un site pour mes écrits, peintures

Le ciel de novembre
Saturé de pluie
Se déverse en pluie
Et voilà décembre
Qui déjà reluit
L’automne s’enfuit…
Au ciel de décembre
Troué de dentelle
Légère et si belle
Rehaussée d’ambre
Lumière éternelle
Au seuil de Noël.
Le Roman de l’Or noir est mon dernier ouvrage, disponible chez Amazon, en version numérique ou broché. Si le cœur vous en dit, vous pouvez le lire et me retourner vos commentaires. Avant d’habiter Capbreton, j’ai résidé en Matheysine, cadre de ce roman.


A la lumière de l’été
L’île de Noirmoutier
Offre au regard des estivants
Le sel de ses marais salants
Blanches les petites maisons
Bordent les routes qu’on sillonne
Le cœur léger à bicyclette
Vers la plage où l’algue foisonne
Sur la table moule et crevette
Riz à volonté et oignons
En entrée un peu de salade
Avant de partir en balade
La Chapelle de la Pitié
Nous rappelle un triste passé
2900 morts au bas mot
Qui endeuillèrent la Vendée
Au loin l’église et le château
Immortalisent la photo
Et de remarquables moulins
Hors champ évacuent les chagrins
L’horreur de la Révolution
Les affres de la religion
Les déchirures de l’Histoire
Dans les replis de la Mémoire
Jadis il était une fois
Le sel de l’île plein d’émois
Surgissait rouge du bassin
Sous la colère du Destin.

Avril tisse son écharpe grise ajourée
De gouttes de pluie et de dentelle piquée
Sur le chêne vert la tourterelle a chanté
Les genêts du jardin ont lentement fleuri
Bravant la fraîcheur vive et le vent maudit
Qui courbe leurs têtes les plie et les replie
Parfois un beau ciel bleu perce les gros nuages
Encore et toujours réitérant leurs passages
Dans l’attente de mai pour devenir plus sages
Alors dessinant de jolis et blancs moutons
Au-dessus des arbres des fleurs et des maisons
Combleront de gaieté nos tristes horizons.
Here I am in one of the Best beaches of Vietnam. The view from the Sunrise Hotel is delightful, the morning buffet offers a large range of western and vietnamese dishes. A few weeks in paradise, what else ? Just Time to enjoy life. No worries, no trouble. Remember : life is short, so take it easy.
Vivre le moment présent, le bonheur simplement, en pleine santé, et prier que cela dure. Chaque jour que Dieu fait, se dire en conscience que la joie demeure.



L’été et l’automne déjà s’en sont allés,
L’hiver est là ; Noël dans sa robe étoilée
Approche à grands pas, oh oh oh le beau traîneau
Glisse sur la douce neige au son des grelots.
Le sapin brille de ses boules et guirlandes,
L’esprit s’émerveille de cadeaux et d’offrandes ;
C’est bientôt l’heure de se réjouir en famille,
De lever les verres pour noyer les bisbilles.
Les festivités se préparent dans la ville,
Les crèches illuminent l’église et rutilent,
La magnificence resplendit aux vitrines,
Chasse les vieilles rancœurs et les grises mines.
Faut-il être pétri d’une noire colère,
Le cœur ravagé d’insondable misère,
Qu’on ignore à ce point le bienfait de la paix
Aussi étincelant qu’un joli mois de mai.
A la lumière des bougies et des lampions,
Dans l’immense joie qui éclaire la saison,
Il n’est pas de vœu plus glorieux ni plus ardent
Que souhaiter à tous un heureux nouvel an.

Qu’il y a t-il derrière cette grande porte sinon des rêves à jamais enfouis, une magie que l’imagination seule peut ressusciter ?
L’été est une saison où partir à la rencontre du patrimoine médiéval remplit l’esprit d’ étranges réminiscences. Il faut savoir se plonger dans les soubresauts de l’histoire, les ravages des guerres pour apprécier le confort d’aujourd’hui. Autrefois à l’abri des hautes murailles, les habitants trouvaient refuge, un asile bienvenu par des temps troubles où les pillards venaient en masse dépouiller le fruit de leur labeur. Voyager n’était pas de tout repos, et on peut se représenter sans peine sur la motte où étaient construites ces fortifications le besoin de se protéger avant tout.
Actuellement, s’il est si paisible de parcourir les jardins qui entourent le château et le musée qui renferme ses trésors, c’est grâce à la volonté de préservation de ce patrimoine historique que nous contemplons sans modération.








Ce jeudi 19 mai aux alentours de midi, nous prenons la route de Bagneres de Luchon. De Capbreton, il faut compter 2h30. Autoroute A64 vers Pau et Tarbes, sortie 17 vers la D125.
La grisaille s’est déchirée et a dévoilé sur notre gauche un beau champ de coquelicots. La chaleur est au RDV, le thermomètre affiche 26 degrés quand nous atteignons notre destination. Beau temps pour le touriste, alarmant pour le cultivateur : sécheresse en vue.
Mais les calamités peuvent s’enfiler comme des perles, il faut continuer de vivre et se poser loin des soucis dans ce coin de paradis pyrénéen où la vie est si paisible.
On flâne dans l’allée d’Etigny, rue principale de la ville qui rend ainsi hommage à son bienfaiteur, le baron éponyme dont la statue se dresse près des thermes .
Harmonie des immeubles avec balcons à garde-corps en fer forgé et réverbères délicieusement rétro. Non loin du Casino, dans une rue adjacente on nous signale que Flaubert fut l’hôte d’une de ces maisons…
Au parc des thermes, des arbres d’essences variées élèvent leur magnificence. Une jolie fontaine alimente un bassin apprécié des canards. D’autres statues ponctuent la promenade, le regard se pose intrigué sur la gare du funiculaire, la buvette du petit lait, et cet adorable kiosque à musique dans son écrin de verdure. La maison du curiste abrite de nos jours des expositions temporaires.
Le parc du Casino, flanqué de la maison normande, est aussi agrémenté d’essences rares de toute beauté, dont un séquoia planté en 1880.
Visite obligée de l’église de l’Assomption avec son chœur peint par Romain Cazes, élève de Ingres, lui-même disciple de David, d’où le classicisme des formes, la symétrie et l’équilibre des plans. On lui doit aussi la peinture de droite , Jésus et le paralytique, quand celle de gauche, Jésus et la Samaritaine au puits de Jacob, porte la signature d’Alexandre Caminade.
Le pays de Luchon regorge de petites églises contenant en leur sein des pépites picturales de maîtres méconnus, un seul et court week-end ne suffira pas pour en décrire les mérites, de même qu’il faudra revenir pour profiter d’une bonne cure. Les eaux sulfurées de Luchon, les meilleures d’Europe dit-on, soignent troubles ORL et douleurs rhumatismales. Site déjà connu des Romains, dont la présence est encore manifeste dans les ruines de Lugdunum, au pied de St Bertrand de Comminges, à une vingtaine de kilomètres. On imagine la vie antique avec ses maisons, boutiques, temples, forum, thermes amphithéâtre, etc. Tout en haut la cathédrale Ste Marie veille. Des peintures moins léchées datant du Moyen-âge relatent les bienfaits de St Bertrand. L’autel toutefois est splendide, de même les boiseries, orgue et croisées d’ogives, le tout à peine entrevu en raison d’une cérémonie de baptême en cours lors de notre passage.
A Bagneres de Luchon , c’est un séjour de charme, que les amoureux de bien-être et de jouvence ne se lasseront pas de se remémorer.

Quand le ciel s’étire en un énorme linceul
Recouvrant les débris dus au tir des mortiers,
Quand les morts s’entassent au milieu des fossés,
Mon dieu, comme un peuple doit se sentir bien seul !
Il a beau gémir tel un animal qui feule,
Pousser des hurlements dignes d’un supplicié,
Lui est-il en outre facile de prier,
Écrasé sous la roue, aplati sous la meule ?
La chenille des chars avançant à grands pas
Le laisse sans répit sous le feu du démon,
Les bombes funestes et le son des canons.
Quand de la liberté résonnera le glas,
Voleras-tu encore ma blanche colombe,
Fantôme de la paix au-dessus de nos tombes ?

Avril rit sous un ciel clair lorsque les genêts
Égayent la pelouse et que le merle siffle
La brise est douce plus d’averse qui ne gifle
Le chêne dont la parure verte se plaît
A onduler, feuillage tendre feu follet
Que le soleil de son léger rayon renifle
Près de la jolie pie bavarde qui persifle
Jacasse tantôt scie rauque ou fifrelet
Le printemps s’anime et se colore de sons
De glycines d’iris mauves et de frissons
Sur les toits des maisons la blanche tourterelle
Roucoule doucement puis s’envole à tire d’aile
Au loin contre les nuages gris les grands pins
Ravivent l’espoir d’apaiser les lendemains.