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Eau de parfum

Mimosa en fleurs

Janvier tire sa révérence

Dans l’éternelle flamboyance

Du mimosa en fleurs si beau

Se mirant dans le Boudigau

*

Le ciel moins vif se pare d’or

Et un doux parfum s’évapore

Rivalise avec l’air marin

Certes il fait froid le matin

*

Mais sous les nuages caché

Le soleil viendra sécher

L’humide grisaille des nues

Pâle tristesse étendue

*

Qui peu à peu s’effilochant

Là-bas très loin vers l’océan

Se confond en des eaux plus pures

Roulant leur sémillant murmure.

Bonne année !

Bozel 3 janvier 2022

La roue de l’année a tourné

Et déjà le mois de janvier

Offre sa galette des rois

*

Un petit moment en famille

Une tasse de camomille

Pour se délasser entre soi

*

Que faut-il donc pour être heureux

Si ce n’est un coin de ciel bleu

Nous soulageant de nos émois

*

Sur les montagnes un beau soleil

Du clocher on s’émerveille

Du calme par-dessus les toits

*

Qu’il pleuve qu’il vente qu’il neige

Dans un redoutable manège

Il faut savoir croiser les doigts

*

A tout malheur bonheur viendra

La lumière suivra tes pas

Si tu gardes toujours la foi.

Plumes d’ange

Voici revenu le temps des chrysanthèmes

Auprès des êtres chers tout devient silence

Les sanglots les cris stridents les anathèmes

S’éloignent dans une douce bienveillance

Si les vifs regrets de tant d’amour se mêlent

A la bruyère mauve au rouge dahlia

C’est pour mieux éclabousser le gris du ciel

Gerbes couronnes de fleurs ici et là

Chaque marche que tu gravis te conduit

Jusqu’au temple portes sacrées d’une église

D’une synagogue ou une mosquée qui luit

Il importe à chacun de faire à sa guise

Pour qu’en cette heure bénie le souvenir

Plus léger posé sur les ailes d’un ange

Te transporte et te mène vers l’avenir

Plus éclairé de promesses et de louanges.

Octobre

Comme il est doux ce joli mois d’octobre

Dégoulinant de sucre et non d’opprobre

De jus coulant des grappes de la treille

Du bon muscat à l’ambre sans pareil !

C’est le temps des délices éternels

Saupoudrés d’une pincée de cannelle

Des pommes enrobées de volupté

Des poires ensorcelantes de beauté.

Non loin d’ici les kiwis de l’Adour

Remplissent la corbeille de l’amour

Tartes dorées et suprêmes compotes

Remportent le carton plein de votes.

Et je salue les plaisirs de l’automne

Ce trésor de soleil moiré et jaune

La joliesse ronde des citrouilles

La cime des arbres parés de rouille.

Hendaye

Alors que l’automne frappe à la porte, quelle joie de pouvoir longer la belle plage d’Hendaye, loin des maux de tous les jours, les disputes des uns, les vociférations des autres. Il semble que ce petit bout de terre aux confins de France, de l’autre côté il y a l’Espagne, coule des jours heureux. Paradis des surfeurs et des baigneurs, inondé de soleil, une eau encore douce, la baie offre son content de plaisir les pieds sur le sable ou dans l’eau, en terrasse «Côté Plage » ou le long de la promenade pleine de ravissement, étalant sans vergogne ses cartes de réjouissances, ses tentations gourmandes et ses différents services.

C’est alors qu’on se dit qu’il est sain de savoir s’adonner à ces plaisirs simples, marcheur à l’air marin purifiant ses poumons de toute nocivité ambiante, touriste dans sa fourgonnette aménagée préparant son café, le dégustant, ou adepte d’aviron glissant d’une allure tranquille entre deux rives, goûtons avec eux le charme de ce qui existe et résiste à la négation, loin de tout de ce qui pèse, ennuis fâcheux et inutiles tracas. Pour peu qu’on sache que la vie toujours recèle son trésor d’émerveillement , ces promesses magiques et ces doux présents sont réalités certaines l’espace d’un instant.

Adieu l’été

Août finissant aux matins frais

Chauffe encore le sable blond

Toujours dans les vagues plongeons

Sans crainte de tirer un trait

Sur l’été enivrant les vignes

De l’automne je vois les signes

Le beau dahlia gonfle sa robe

L’herbe de fil jaune s’enrobe

La bruyère en forêt si rose

Dans le vent léger se repose.

Avant de fleurir les tombes

Au regret déjà je succombe

Sont-ce les flammes du soleil

Ses ors rutilants et vermeilles

Sur les érables et bouleaux

Peupliers le long des ruisseaux

Hêtres frémissant sur les rives

Ornées de plantes chétives

Trèfle carex et pissenlit

Étiolés de mélancolie.

Cartables au dos les écoliers

Fébrilement font leur rentrée

Du sable volé dans les poches

Moules et coques sur les roches

Joyaux divers dégoulinant

Des joyeuses pêches d’antan

Doux souvenirs sur l’étagère

Comme la belle étoile de mer

Le joli phare bleu et blanc

La mouette et le goéland.

Rêve d’été

Coquillages de l’été

Voici venir l’été et ses gerbes magiques

Ses buissons foisonnants d’odorante lavande

De romarin et thym éparpillés sur la lande

Ses fleurs, onagres et bruyères féeriques.

Les pins ont fière allure dans le vent léthargique

Laissent les vertes fougères en larges bandes

De dentelle chasser des joncs la sarabande

Aux tiges et pieds mouillés dans le ruisseau étique.

Le ciel est bleu, dénué de nuages

Les voiles dansent sur les flots, dans leur sillage

Les mouettes rieuses étendent leurs blanches ailes

Au-dessus des vagues moirées gorgées de sel

Invitent au rêve ineffable et calme voyage

Même les coquillages échoués sur la plage.

Côte Atlantique

Rêve merveilleux

Soleil sur la plage d’Ilbarritz 4 juillet 2021

Reviendras-tu, mésange adorée

Sur les branches du chêne élever

Ton chant délicieux

Qui charme les cieux ?

Reviendras-tu, soleil doré

Sur le sable caresser

Les corps gracieux

Les visages radieux ?

Reviendras-tu, lune moirée

Tout là-haut accrocher

De ton sourire curieux

La voûte des cieux ?

Alors je saurai, poète sacré

Du monde faire résonner

En vers malicieux

Le rêve merveilleux.

Musique

Mésanges

N’est pas plus agréable mélodie

En ce jour de musique

Que d’entendre celle de la vie

Le chant d’oiseaux féerique

Au saut du lit.

De branche en branche vole la pie

Tandis que les mésanges

Avec une douce harmonie

Dans un concert de voix d’anges

Saluent l’oubli.

Chassent le chagrin et le souci

Tout ce qui porte malheur

Désolation jusqu’à la lie

Sur les monts du bonheur

A l’infini.

N’est pas plus charmante symphonie

Céleste et délicieuse aubade

Comme une lumière qui luit

Invitation à la ballade

Sans nostalgie.

Écrire des nouvelles

Quand on aime écrire, il convient de s’exercer à toutes sortes d’écrits. La nouvelle par sa brièveté et sa concision est un défi auquel il est intéressant de se frotter. Depuis quelque temps, je pratique les concours comme un entraînement, tel le sportif, non seulement dans le souci de performance et de trouver ses limites, mais aussi dans l’idée de renouveler l’imagination et le plaisir. Une façon supplémentaire, en forçant l’habitude, en pliant son corps pour plus de rapidité et de souplesse, gymnastique mentale agréable, non sans fantaisie, de recueillir la quintessence de l’écriture comme l’abeille le nectar dont elle fabrique le miel.

Évidemment, on en ignore toujours l’issue, cependant j’invite tous ceux qui de temps à autre parcourent mes textes à se pencher sur l’une de mes productions : Né sous une bonne étoile sous le pseudonyme de Xiva, publié sur concours-lire.librinova.com

Comme on écrit pour être lu, je me dis que si cela donne autant de plaisir au lecteur éventuel qu’il m’a été donné de l’écrire, j’aurais réussi mon essai, et c’est ce qui compte après tout.

L’important, comme le parfum de la rose, est de participer.