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Fée du logis

Explosion de beauté

Grisaille et pluie cette semaine

Les gouttes balayent la plaine

Vent et fraîcheur sur l’Aquitaine


Derrière les plis de mes rideaux

Je perçois le chant des roseaux

Le doux gazouillis des oiseaux


Plaisirs de l’imagination

Fée des remémorations

Des splendeurs de la création


Qui vole au-delà du réel

Détestable étroit et cruel

Pour l’esprit l’indéniable sel


L’incomparable faculté

De remettre à notre portée

Le miracle de la beauté


A la lumière du soleil

De ses rayons d’or et vermeils

Explosion de monts et merveilles.

Douceur Océane

Surfeurs bravant l’eau froide

Sur la Côte atlantique

L’ambiance océanique

Remplit le promeneur

D’un durable bonheur

L’œil rivé sur les vagues

L’esprit serein divague

Observe les flâneurs

Erre sur les surfeurs

Dans l’écume et la ouate

D’une eau salée et froide.

Assise sur un tronc

Énorme goémon

Je contemple le ciel

Les nuages à la pelle

Se gonfler de douceur

Jeté blanc de couleur

Vaporeux édredon

Bleu grisé de coton

Au-dessus de la mer

Bel habit de l’hiver.

Délicieuse pie

Phébus est de retour

Sur la lande et les pins

On peut faire un tour

Sans craindre le grain

Gouttes de bruine

Crachin mauvais

Perles marines

Humide dais

Plus de souffle

A mon oreille

Le vent s’essouffle

Sous le soleil

Et je contemple

D’un œil ravi

Ce qui me semble

Une jolie pie

Noire et blanche

Tête de jais

Et qui se penche

Queue relevée

Prendra-t-elle

Son bel envol

Ses grandes ailes

Forment une étole

Icare dans les airs

Dessine un arc

En ciel et le parc

S’élève de terre

Devient une île

Flottante exquise

Céleste banquise

Éden tranquille

Assorti à un thé

Au miel délice

Sucré de beauté

Bu sans malice.

Hiver

5 décembre 2020

Tombe la neige

Sur les chênes et les pins

Tombe la neige

Tôt ce matin

Déjà la pluie efface

A longues rincées la place

Cordelettes

Virent volettent

Fenêtres et portes

Que le diable m’emporte

Closes je laisse

Tout doux rien ne presse

Et je sirote mon café

Au chaud emmitouflée

Dans ma veste humant

Le fort arôme fumant

La vie est joie

Simple et tranquille

Loin des tracas

Fracas des villes

Tombe la neige

Sur les chênes et les pins

Tombe la neige

Tôt ce matin.

Rose céleste

S’il suffit d’une rose

Pour adoucir les choses

D’un beau ciel bleu

Je dirai tant mieux

S’il suffit d’un bonjour

Un petit cri d’amour

D’air pur et d’un feu

Je dirai tant mieux

S’il suffit que tu prennes

Ma main dans la tienne

Mon cœur s’en émeut

Je dirai tant mieux

Si la rose est plus belle

Douce fleur immortelle

Au fond de tes yeux

Je dirai tant mieux

Une fleur éclose

C’est si peu de choses

Un instant heureux

Pour les amoureux

Une rose m’a suffi

Et c’est tant mieux

Pour élever ta vie

Aux limites des cieux.

Forêt de novembre

Forêt de pins et fougères

En cet automne de miel

Je goûte avec un réel

Bonheur l’alternance

De ce ciel qui balance

Ocre marbré de gris

Tandis que je sillonne

Les allées qui rayonnent

Sous le dais noir des troncs

Posés sur le sable blond

Les fougères brunâtres

Voient sans doute le pâtre

Du haut de ses échasses

Comptant ses moutons

Et les frêles bécasses

Déboulant des environs

La belle forêt landaise

Ce temple de joliesse

Où je vais à mon aise

Libre et pleine d’ivresse

Embaume de senteurs

Qui chavirent le cœur

Humus fleuri d’ajoncs

Entre bruyère et joncs

Havre idéal de paix

Et refuge secret.

Il a soufflé

Pluie battante d’automne 4 octobre 2020

Il a soufflé dans le jardin

Un vent fort et malin

Qui fait des frasques

Très fantasques

Lance ses rafales

Sur l’herbe pâle


C’est un monstre

Qui mugit

Libre et hardi

Qui fait montre

D’une bête fureur

Sur les pauvres fleurs.


Dans son nid

A l’abri

De la pluie

Reste sans bruit

Sous les feuilles

Blotti l’écureuil.


Il attend

Avec patience

Que l’ouragan

Cesse sa violence

Pour gambader

Sous la ramée.


La pie et le merle

Comptent les perles

Accrochées

A la toile d’araignée

Jolies billes

Qui vacillent


Et tombent

Comme des bombes

Qui éclaboussent

La verte mousse

Les champignons

Et les pignons.


Le chêne pleure ses glands

Le pin tremble

De ses membres

Tordus se cognant

Au front des nuages

Noircis de rage.


Et je contemple

Le paysage désolé

Triste temple

Sur un mont isolé

Souffrir la misère

D’une vive colère.


Grise et morne

Elle écorne

L’infini d’airain

Glace sans tain

Qui ne reflète plus

Qu’un horizon têtu.

Pluie d’automne

25 septembre pluie de ma fenêtre 17h05

La terre se pare d’un voile gris,

Les pins et chênes se balancent

A l’horizon fier et maudit.


Il pleut, c’est la vibrante pluie

Qui manifeste sa puissance

Avec fureur et à grand bruit.


Elle sanglote sur les fleurs,

A flots rageurs elle repense

Aux fastes d’un soleil rieur.


Elle célèbre avec entrain

Du bel automne la naissance

Et de l’été la triste fin.

Le petit bonheur

Ornaisons le soir autour de 21h samedi 22 août 2020

Le voyez-vous ce croissant de lune

Qui luit dans la nuit brune

Dans le ciel d’Ornaisons

D’un insaisissable œil coquin

Il pointe la fin de saison

L’été qui fuit comme le destin

Qu’on ne maîtrise ni ne retient

Il chante la magie du rien

L’appréhension du tout

Interroge l’univers

A l’endroit et à l’envers

Dessous ou dessous

L’obscurité est là c’est certain

Le jour c’est encore pour demain

L’espoir d’un ciel d’azur

D’un air aussi pur

Le bonheur existe

Résiste et persiste

Comme le souffle d’un ange

Sonne le temps des vendanges.

L’été

Le château d’Ilbarritz

Sur la côte Aquitaine les touristes commencent à affluer et de nouveau on s’autorise comme eux à déambuler sur les lieux que l’on aime, savourant l’alternance de douceur, grisaille et chaleur sous un soleil capricieux qui dévoile néanmoins les charmes de ce bout de terre s’amenuisant vers l’Espagne. Biarritz, Bidart, Hendaye, les belles plages se suivent et ne se ressemblent pas, mais le plaisir est là enveloppé d’une unique vision où l’œil ravi s’étend des nuages à l’océan.

Nuances de bleu vert turquoise, blancs moutons et gris pastel, blondeur du sable, château d’Ilbarritz toujours mystérieux sur sa colline, Rocher de la Vierge et autres rocs posés comme autant de sentinelles, des deux jumeaux aux autres, gardiens des plages surmontées de phares tout aussi placides, tandis que les estivants prennent d’assaut les bords de la promenade, optent pour le petit train touristique ou les navettes pour sillonner la ville, flânent dans les ruelles et se posent aux terrasses du Casino ou du Royalty pour se désaltérer et mieux apprécier la profusion des sensations en suites multiples égrenées le long du parcours.

Sons et lumières d’été se poursuivent au battement des vagues et de mon cœur qui voyage aux confins du bonheur.

Tout est calme et beauté, le soleil a dissipé le gris du ciel.

Bidart
Biarritz Plage centrale
Le phare et le Grand Palais